Livinhac le Haut - La Cassagnole

 

Mentions manuscrites écrites, probablement par un cycliste : "n'importe quoi. !...je viens du puy en velay" 

Pèlerins sur le chemin

J'ai aimé ce panneau, implanté juste avant une digue, entre deux plans d'eau. La balise blanche et rouge GR a représenté notre guide sur le chemin.......

 

C'est la fin de mon bout de chemin et le retour à la vie quotidienne.....vivement l'année prochaine  

 

Départ vers 08 heures pour une étape de 25 Kms. Principalement du bitume, rien de bien agréable. C'est la dernière étape et je n'ai pas trop le moral. Le paysage est constitué de sous-bois et de vallons. Peu avant de déjeuner, les panneaux implantés sur le bord du chemin me redonne le sourire (le GR 65 est-il dangereux......Le chemin de St Jacques est-il inondable......). A 5 Kms du gîte de La Cassagnole, je fais quelques courses dans un magasin Leclerc. Là, je retombe violemment dans la civilisation (même si je ne l'ai jamais quitté). J'ai l'air d'un clochard et je quitte très vite ce magasin........Au détour d'un sentier, je rencontre Denise, une dame d'environ 65 ans-70 ans, qui vient de Bern. Elle est partie le 1er Juillet et compte aller jusqu'à St Jacques. Elle marche d'un bon pas et m'impressionne par sa vitalité. Elle s'aide de deux bâtons dont un qui lui a été donné dans un garage, sur le parcours. Peu avant d'arriver, les nuages me gratifie d'un signe que l'on peut interpréter comme un appel pour continuer le chemin. Je suis agréablement surpris par le gîte de La Cassagnole et l'accueil est très sympa. Je suis heureux d'avoir choisi ce gîte pour arrêter ce périple et pour, je l'espère, recommencer l'année prochaine. Dîner amélioré pour cette dernière étape, le café est pris avec plusieurs randonneurs pèlerins dont Denise et la femme qui vient de Lausanne. Après le café, Denise nous surprendra tous en sortant de son sac à dos un petit flacon marqué "Kirsh" pour le digestif.  

Le lendemain, vers 06 heures, les randonneurs avec qui je chemine depuis maintenant presque 15 jours, se lèvent et préparent leurs sacs. Moi je reste dans mon lit et je comprend que mon périple s'arrête.......Maintenant je sais que je repartirais sur le chemin. Une hospitalière* m'emmène jusqu'à FIGEAC distant de 5 Kms afin de prendre mon train. Après avoir visité Figeac, je pars dans un train datant du moyen-âge, le coeur un peu gros d'arrêter là mon périple mais en étant certain de recommencer l'année prochaine.

Je remercie tous ceux que j'ai croisé sur le sentier et qui m'ont apporté un peu de baume au coeur ainsi que ces gens qui, spontanément, m'ont proposé de l'eau pour remplir ma gourde et tous les hospitaliers qui m'ont accueilli comme un ami. Une pensée particulière pour Anne, Guy, Hans, Mandy, et tous ceux et celles avec qui j'ai cheminé la plus grande partie de mon parcours. Sans eux, mon chemin n'aurait pu être...........

* : "Hospitalière" : bénévole oeuvrant dans les gîtes pour aider les pèlerins.

Figeac

Vous voulez lire la suite du périple en 2002 ? (figeac-Eauze)......

 

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